J'ai longtemps reflechi, si j'ecrivais cet article ou pas....
Je l'ai ecris, que cela plaise ou pas..., c'est pour moi que je l'ecris...
Je me rappelle encore de ce voyage, qui m'emmenait dans un pensionnat, loin de ma famille, loin de ma maison, loin de ma chambre, loin de mes objets personnels...
A 14ans, c'est une separation qui fait mal, qui traumatise...
Je savais, mais je ne voulais pas penser que je ne retournerai plus dans ma maison pendant 4 ans...
Apres 3 heures de route, la voiture des mes parents franchisait un enorme portail en fer forge, qui pour l'occasion de la rentree scolaire etait ouvert. Un immense parc avec une pelouse parfaitement entretenu. Une reception etait offerte a l'intention des parents et des nouveaux eleves. Le directeur fit un premier discours ou il etait question du respect des traditions, du travail, du developpement du corps et de l'esprit par la pratique de tous les sports et toutes les disciplines qu'offrait l'ecole a ces eleves.
Apres le discours, des rafraichissements ont ete servi.
Apres le depart de mes parents et des familles, nous avons ete de nouveau rappeler, pour un autre discours, celui ci etait different du premier, Mr le Directeur ne souriait plus ..., et commenta le reglement , le code d'honneur en insistant sur le respect des regles et les questions de disciplines et a rappeler le regime de punitions pour les dissipes ou les rebelles .
L'installation dans les chambres se fit suivant un ordre bien precis, les rebelles les "durs" et les "anciens" se regrouperent au fond du dortoir, pres des lavabos, a l'oppose de la chambre du surveillant (de la repression). Nous les nouveaux , nous prenions ce qui restait.
La premiere annee , chacun essaye de prend sa place dans la hierarchie des garcons:
ceux qui mettaient un point d'honneur a demontrer leur bravoure, avaient parfois la chance d'etre accepte dans la caste des rebelles. Les timides, les reserves se regroupaient ensemble.
Restait ensuite les mauviettes et les laches ceux qui chialaient devant tout le monde et se deshonoraient publiquement....
Le territoire des "durs" des rebelles etait un endroit dangereux pour le reste du dortoir, mais tot ou tard , nous etions oblige de le traverser notamment pour aller aux lavabos et les douches, et la nous subissions leurs attaques. C'etait le prix a payer par nous, garcons ne faisant pas partie de la caste des rebelles, pour pouvoir se laver. Alors on ne se lavait plus, on sentait mauvais et la les rebelles se chargeaient d'appliquer leur reglement : le coupable etait saisi, deshabille de force et mis sous la douche froide dans l' excitation generale.
Au mois de janvier, j'appris qu'un poste dans l'equipe de foot, devenait disponible.Je souhaitais tellement rentrer dans l'equipe, et j'aurai fait n'importe quoi.
Un soir, je suis alle voir mon prof d' education physique dans son bureau, il m'a fait entrer et m'a demande ce que je voulais,
je lui ai repondu que je voulais rentrer dans l'equipe de foot. Il m'a toise et repondu que je n'etais pas assez costaud. Voulant tellement y rentrer , je lui ai dit que je ferai n'importe quoi , qu'il ne serait pas decu , que je lui obeirai au doigt et a l'oeil. ....
J'avais besoin d'etre dans l'equipe, absolument. Celui qui faisait partie d'une equipe, etait considere dans le dortoir, et on ne le touchait pas pendant les descentes des rebelles.
Il a exiger de moi... des choses horribles...
je lui ai dit non, que je ne voulais pas, que je n'etais pas comme ca. Il m'a repondu que ce n'etait pas un probleme, le poste n'etait donc pas pour moi et ne le serai jamais. Ce jamais resonnait dans ma tete: Monsieur s'il vous plait .
Je n'ai pas pleure..., j'ai obeis..., j'ai fais ce qu'il me demandait..., je n'ai pas supplie non plus qu'il arrete. Je me suis laisse faire.
Des le lendemain, je faisais partie de l'equipe. J'etais tellement fier, fier de ma nouvelle tenue, je portais le no 7. Je pouvais regarder la tete haute les rebelles, pour la premiere fois de ma vie au pensionnat, je ne faisais plus partie de la race des faibles,des domines....
J'ai eu de la chance, ce professeur pour des raisons que j'ignorais a l'epoque, quittait l'etablissement une semaine plus tard.
A partir de ce moment la, ma vie a change...., j'ai enfui au plus profond de moi tout ce que j'avais endure, et subit.
Je ne le dirai a personne, personne ne saura.... pas meme mes meilleurs amis....
Ensuite ce fut trois annees merveilleuses ou j'ai ete heureux... bon eleve... j'y ai connu les deux amours de ma vie...
J'ai ete recu au bac scientifique avec la mention tres bien....
!!!je tiens a signaler que la video qui suit n'a aucun rapport avec un quelconque pensionnat , et n' accuse personne d'acte de pedophilie, mais plutot montre que les chatiments corporels peuvent avoir un rapport avec l'abus sexuel envers les enfants...!!!